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Campagne "À la défense des travailleuses et des travailleurs d'agence de placement"

logo ABE  

Au bas de l’échelle et le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants
ont mené une campagne pour la protection des droits
des travailleuses et des travailleurs des agences de placement temporaire

logo du Centre des travailleurs immigrants
  1. Les résultats de la campagne
  2. La campagne: mise en contexte et mesures urgentes demandées
  3. Les appuis à la campagne

1. Les résultats de la campagne

D’abord un gros merci à tous celles et ceux qui ont appuyé notre campagne en faveur des travailleuses et des travailleurs des agences de placement temporaire. Un merci particulier à ces personnes nombreuses qui ont fait circuler les lettres et les pétitions. Il y en a même qui sont venues les livrer à nos locaux. On vous remercie aussi pour la mobilisation lors de l’action du 7 octobre, Journée mondiale pour un travail décent, qui a été un vrai succès.
De tout cœur MERCI !

Nous avons obtenu 175 lettres d’appui d’organismes, de groupes de femmes et d’organisations syndicales et un total de 567 signatures individuelles.

Finalement, ces appuis représentent plusieurs milliers de personnes qui demandent l’intervention urgente du gouvernement sur deux mesures urgentes et incontournables : la mise en place d’un permis d’opération obligatoire et renouvelable pour les agences et l’établissement dans la Loi sur les normes du travail d’un principe de coresponsabilité entre l’agence et les clients d’agence pour le respect des droits et le versement des sommes dues aux personnes salariées.

La clôture de la campagne se tenait le 7 octobre dans le cadre de la Journée mondiale pour le travail décent. Une quarantaine de personnes ont pris place dans un autobus jaune pour un circuit reflétant l’exploitation des travailleuses et des travailleurs des agences de placement temporaire. Trois arrêts ponctués de témoignages de personnes avec des expériences de travail marquantes ont démontré l’importance des deux mesures urgentes réclamées par la campagne.
L ‘activité avec l’autobus et son itinéraire de l’exploitation était une très bonne idée. Les témoignages ont été appréciés. L’exploitation devient plus concrète quand on l’entend de la bouche des personnes qui l’expérimentent.

À 11h30 l’autobus jaune rejoignait le 500 boul. René-Lévesque Ouest et quelques dizaines de manifestantes et manifestants en appui pour le dépôt des lettres et des pétitions au bureau de la ministre du Travail, Madame Lise Thériault. Finalement c’est son attachée politique, Madame Marie-France Daoust, qui était présente pour recevoir notre boîte « pour le travail décent » contenant lettres et pétitions.

La couverture médiatique de la clôture de la campagne a été bonne.

Il y aura un article sur la campagne dans le prochain bulletin (novembre 2011) d’Au bas de l’échelle.

En attendant, voici quelques photos de la journée du 7 octobre 2011...

Aadi fait un témoignage dans l'autobus    au micro  devant les caméras  dans l'autobus  avant le départ  foule devant le bureau de la ministre du Travail

 Nous continuerons de mettre des informations sur notre site lorsqu’il y aura des nouvelles de ce dossier qui ne se termine pas avec la campagne, parce que la bataille est loin d’être gagnée.

Les travailleuses et les travailleurs des agences de placement temporaire
peuvent compter sur notre persévérance !

 

2. La campagne: mise en contexte et mesures urgentes demandées

Mise en contexte

Le marché des agences de placement temporaire est florissant. Les revenus en 2008, pour le Québec seulement, dépassent le milliard de dollars. Cette industrie ne cesse de se développer sans qu’aucune règle spécifique encadre ses pratiques. Pourtant, les problèmes sont nombreux et connus : les mauvaises conditions de travail, en particulier les bas salaires, les clauses abusives des contrats, les entreprises qui se servent des agences pour contourner les lois ou affaiblir le syndicat (lorsqu’il y en a un), le risque élevé d’accidents du travail, et, dans le cas de certaines agences peu scrupuleuses : l’exploitation par le travail au noir et les infractions répétées aux lois du travail.

Les entreprises trouvent beaucoup d’avantages à utiliser les services des agences de placement temporaire. Elles font des épargnes sur les coûts. Elles n’ont pas à s’occuper de l’ouverture de postes, du processus d’embauche ou d’évaluation, ou de la formation. Elles n’ont plus à payer pour des avantages sociaux : jours de maladie payés, régime de retraite, assurance collective ou autres. Mais en plus, elles peuvent se servir des agences pour se défaire de leurs obligations d’employeur. Ainsi, elles peuvent congédier à leur guise, donner leurs directives d’embauche sans risque d’accusation de discrimination, faire courir les risques pour la santé et la sécurité à des travailleuses et des travailleurs externes, contourner les conventions collectives, et autres. De plus, il n’y a aucune limite au placement « temporaire »; on a vu des personnes en affectation au même poste durant plusieurs années. C’est pourquoi les agences bénéficient de la protection du « lobby » patronal chaque fois qu’il est question de leur imposer des règles.

Les organismes Au bas de l’échelle et le Centre des travailleuses et travailleurs immigrants (CTI) ont décidé d’unir leur force et de lancer une campagne pour la protection des droits des travailleuses et des travailleurs des agences de placement temporaire. Nous sommes de plus en plus nombreux à réclamer que le gouvernement encadre les pratiques des agences de placement temporaire. Les agences de placement constituent un élément important de la précarité du travail et une menace pour le respect des droits des travailleuses et des travailleurs. Nous demandons l’intervention urgente du gouvernement sur deux aspects essentiels et incontournables : la mise en place d’un permis d’opération obligatoire et renouvelable pour les agences et l’établissement dans la Loi sur les normes du travail d’un principe de coresponsabilité entre l’agence et les clients d’agences pour le respect des droits et le versement des sommes dues aux salariés.


1ère mesure urgente: le permis d'opération obligatoire

Il y a au Québec plus de 1200 bureaux d’agences en service. Les agences offrent des services de location de personnel dans tous les domaines d’emplois : de la bureautique au domaine de la construction, des soins de santé, en passant par les usines de fabrication ou de transformation, la manutention et bien d’autres. Certaines agences font signer des contrats (aux clauses souvent abusives) aux personnes qu’elles embauchent; alors que d’autres agences ne font rien signer : les ententes sont verbales.

Une multitude d’agences opérant sur le terrain, sans encadrement, c’est aussi une multitude de pratiques que nous ne connaissons pas toujours. Parmi les pratiques les plus inquiétantes que nous connaissons, mentionnons les pratiques d’agences de placement frauduleuses qui se spécialisent dans le recrutement de personnes vulnérables (immigrantes et autres) connaissant souvent peu leurs droits et ayant un urgent besoin d’argent. Certaines paieront en dessous du salaire minimum et en argent comptant à la fin de la journée. Certains travailleurs se font promettre un chèque de paye après deux semaines de travail et ne le reçoivent pas. D’autres reçoivent leur salaire amputé des déductions à la source, alors que celles-ci ne se rendent pas au gouvernement. Lorsque ça devient trop chaud à un endroit, ou qu’il y a trop de plaintes et de poursuites, des agences ferment leurs portes et ouvrent un peu plus loin sous un autre nom; ou encore, elles se mettent sous la protection de la Loi sur la faillite.


De plus, il n’existe pas de données fiables sur l’industrie. À notre connaissance, la seule source d’information sur l’industrie des agences de location de personnel demeure le rapport annuel de Statistique Canada. Ce ne sont pas toutes les agences qui y répondent puisqu’un certain nombre d’entre elles changent régulièrement de noms et d’adresses pour exercer leurs opérations frauduleuses ou s’inscrivent comme des
compagnies à numéro pour créer le voile corporatif.

Les possibilités du permis

Le permis d’opération est une façon d’exercer un minimum de contrôle sur les agences de placement et d’établir leur imputabilité envers le gouvernement, la société et indirectement envers leurs employés.

En vérifiant l’historique financier (la solvabilité), on met un frein aux opérations de certaines agences frauduleuses. En imposant le renouvellement annuel et l’obligation de tenir les informations sur l’agence à jour, on vient s’assurer d’avoir les bonnes coordonnées de l’agence et les noms des dirigeants. Si l’agence fait l’objet de poursuites pour des infractions ou des pratiques déloyales aux lois du travail, on peut
suspendre ou révoquer le permis de l’agence. L’exigence d’un dépôt de garantie apporte une protection supplémentaire et élimine (possiblement) les agences insolvables. Emploi Québec, qui diffuse les offres d’emplois des agences de placement, pourrait s’assurer de n’afficher que les offres provenant d’agences qui ont un permis en règle. Toutes les personnes en recherche d’emploi devraient pouvoir vérifier si une agence a un permis en règle.

Par les différentes questions qui peuvent faire partie du formulaire de base, on peut aussi obtenir un certain nombre d’informations qui fournissent un portrait des agences en service; par exemple : secteur d’activités, types de recrutement (temporaires, permanents, contractuels), agence internationale (recrutement) ou autres. Le gouvernement peut aussi imposer aux agences l’obligation de tenir des registres ou de
fournir des rapports d’opération. Il peut aussi demander aux agences de fournir un rapport annuel de leurs activités et la liste des clients et des employés.

Notre revendication pour le permis d’opération est la suivante :

QU’IL SOIT OBLIGATOIRE POUR LES AGENCES DE PLACEMENT TEMPORAIRE D’OBTENIR UN PERMIS D’OPÉRATION RENOUVELABLE ANNUELLEMENT, POUR CHAQUE BUREAU D’AGENCE. QUE CE PERMIS NE SOIT ACCORDÉ QU’AUX AGENCES QUI DÉMONTRENT LEUR SOLVABILITÉ. QU’UN DÉPÔT DE GARANTIE SOIT EXIGÉ POUR ASSURER LE REMBOURSEMENT DES SOMMES
DUES AU PERSONNEL DES AGENCES. QUE LES AGENCES SOIENT TENUES D’INFORMER RAPIDEMENT DE TOUT CHANGEMENT D’ADRESSE OU DE DIRIGEANTS. QUE L’ORGANISME RESPONSABLE DE DÉLIVRER LE PERMIS AIT LE POUVOIR DE LE RÉVOQUER EN CAS DE PRATIQUES DÉLOYALES OU D’INFRACTIONS SYSTÉMATIQUES AUX LOIS DU TRAVAIL.

Il y a aussi, ne l’oublions pas, des entreprises qui utilisent les services des agences. Elles ne veulent pas savoir combien ou comment les personnes qui travaillent chez elles sont payées. Elles ne vérifient pas non plus si les personnes embauchées ont un permis de travail en règle. Des entreprises qui s’en lavent les mains et disent que ce n’est pas leur responsabilité, mais celle de l’agence et qui profitent du travail et de l’exploitation de ces personnes.

C’est pourquoi nous demandons :

QU’UNE ENTREPRISE, QUI UTILISERAIT LES SERVICES D’UNE AGENCE DE PLACEMENT TEMPORAIRE QUI FONCTIONNE SANS PERMIS D’OPÉRATION, SOIT PASSIBLE DU PAIEMENT D’UNE AMENDE.

 

2e mesure urgente: établir un principe de coresponsabilité entre les agences et les entreprises-clientes

La situation des travailleuses et des travailleurs d’agences de placement est particulière. D’une part, il y a une agence qui embauche du personnel et le paie, d’autre part, un client d’agence qui le supervise et le dirige au quotidien. La personne embauchée est payée par l’agence, mais travaille pour le client de l’agence. C’est une relation de travail tripartite (trois parties) qui n’est pas équitable.

Le fait d’être coincé entre deux entreprises (une qui paie, et l’autre qui encadre au quotidien) place la personne salariée d’agence dans une situation complexe par rapport aux droits du travail. En principe, les mêmes droits s’appliquent, mais en pratique l’application de ces droits est souvent plus difficile. Les lois du travail n’ont pas été pensées, ni encore adaptées, à ces situations. Pour chaque plainte de travailleuses ou
de travailleurs d’agences, se pose la question de « qui est l’employeur ? ». C’est du cas par cas, basé sur un ensemble de facteurs, un processus complexe et souvent long qui en décourage plus d’un à porter plainte.

Pour les travailleuses et les travailleurs d’agences, contrairement aux autres travailleurs, le droit à un recours contre une pratique interdite (ex. : congédiement parce qu’enceinte, malade, ou pour avoir réclamé le respect des normes du travail) n’est pas garanti, ni la protection contre un congédiement injuste. Il dépend de qui a mis fin à l’emploi ou qui a exercé les représailles (l’entreprise ou l’agence) et de qui sera reconnu comme l’employeur par les tribunaux, puisqu’un seul des deux peut l’être à l’heure actuelle.

Dans certains cas, on identifiera l’agence comme employeur, ce qui laissera la personne salariée sans recours si c’est le client d’agence qui n’a pas respecté ses droits. Dans d’autres cas, même si c’est l’agence qui est coupable, il sera difficile de prouver la pratique interdite ou le congédiement, alors que l’agence affirmera n’avoir tout simplement pas d’affectation disponible.

Parmi les problèmes rencontrés, les travailleuses et les travailleurs d’agences éprouvent souvent des difficultés à faire reconnaître les heures travaillées. Les feuilles de temps, remplies par l’entreprise-cliente et envoyées à l’agence, sont parfois incomplètes, arrivent en retard ou se perdent en route. De plus, il arrive que le client d’agence négocie des ententes parallèles à ce qui est prévu au contrat avec l’agence.
L’agence refusera alors de payer les heures supplémentaires exécutées sans son consentement. Quel est alors le recours de la personne salariée, si elle n’est pas payée ?

On le sait, les travailleuses et les travailleurs non syndiqués connaissent peu les lois du travail et les droits que celles-ci leur confèrent. Même lorsque les droits sont connus, il y a souvent une crainte à exercer les recours prévus par la Loi, par peur de sanction ou de perte d’emploi. Cette situation est encore plus risquée pour les personnes qui n’ont pas accès à un poste permanent dans une entreprise et qui dépendent de la bonne
volonté d’une agence à leur fournir une affectation.

Actuellement, lorsqu’une entreprise-cliente ne respecte pas les droits de la personne salariée d’agence, le plus souvent, l’agence prendra le parti de l’entreprise qui lui fournit des contrats lucratifs. La déresponsabilisation des entreprises est d’ailleurs un des principaux arguments de vente des agences de placement temporaire. Embaucher et congédier sans avoir à respecter les règles leur donne une grande flexibilité.

Établir dans la Loi un principe de coresponsabilité entre l’agence et les clients d’agence protègerait les personnes salariées contre les agences frauduleuses qui ferment leurs portes pour échapper à leurs responsabilités. L’entreprise-cliente pourrait alors devoir compenser les droits qui n’auraient pas été respectés et payer les salaires dus. Elle y penserait deux fois avant de faire affaire avec une agence qui ne respecte pas les lois du travail.

La coresponsabilité améliorerait le respect des droits et des sommes dues pour toutes les travailleuses et les travailleurs d’agences, pas seulement les agences frauduleuses, et viendrait réduire les avantages qui encouragent la transformation d’emplois permanents en emplois temporaires.

C’est pourquoi nous demandons:

QUE LA LOI SUR LES NORMES DU TRAVAIL ÉTABLISSE UN PRINCIPE DE CORESPONSABILITÉ ENTRE LES AGENCES DE PLACEMENT ET LES ENTREPRISES-CLIENTES AFIN D’ASSURER LE RESPECT DES NORMES DU TRAVAIL POUR LES TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS D’AGENCE. POUR LES OBLIGATIONS PÉCUNIAIRES (SALAIRES, CONGÉS PAYÉS, ETC.), LES AGENCES DE PLACEMENT TEMPORAIRE ET LEURS CLIENTS SERAIENT SOLIDAIREMENT RESPONSABLES ENVERS LES PERSONNES QU’ELLES EMBAUCHENT. POUR CE QUI EST DE L’APPLICATION DES AUTRES DROITS (CONGÉDIEMENT INJUSTE, PRATIQUE INTERDITE, HARCÈLEMENT PSYCHOLOGIQUE, ETC.), UN OU L’AUTRE, OU LES DEUX, POURRAIENT ÊTRE TENUS RESPONSABLES DES DROITS LÉSÉS ET DES RÉPARATIONS PRÉVUES DANS UNE ENTENTE OU UN JUGEMENT.

 

 3. Les appuis à la campagne

Les organisations suivantes nous ont accordé leur appui...

  1. À Tire-d’Aile, CALACS
  2. Accès Cible SMT
  3. Accès conditions vie Lac-Saint-Jean-Est (Comité des droits sociaux d’Alma)
  4. ACEF Association coopérative d’économie familiale des Basses-Laurentides
  5. ACEF de l’Estrie
  6. ACEF de l’Outaouais
  7. ACEF du Sud - Ouest de Montréal
  8. ACEF Rive-Sud de Québec
  9. Action Autonomie
  10. Action plus de Sherbrooke
  11. Action Travail des Femmes
  12. Ainsi soit-elle, centre de femmes
  13. Alliance des professeures et professeurs de Montréal
  14. Alliance Internationale des employés de scène, théâtre … IATSE section locale 262
  15. Archidiocèse de Sherbrooke - Service à la mission sociale
  16. Associations des aides familiales du Québec
  17. Association des groupes d’éducation populaire autonome, Centre-du-Québec
  18. Association des locataires de Sherbrooke
  19. Association des locataires des Bois-Francs
  20. Association étudiante du Cégep de Sherbrooke
  21. Auberge du cœur- L’Antre-Temps Longueuil
  22. Auberge communautaire du sud-ouest
  23. CALACS de Trois-Rivières
  24. Carrefour d’actions populaires de Saint-Jérôme
  25. Carrefour de participation: Ressourcement et formation
  26. Carrefour Familial Hochelaga
  27. CDC de la Pointe – région Est de Montréal
  28. Centre communautaire des femmes sud-asiatiques
  29. Centr’Elles, comité d’action des femmes d’Avignon
  30. Centre – Femmes – aux – Plurielles
  31. Centre Au Cœur des Femmes
  32. Centre d’aide à la famille
  33. Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Rimouski
  34. Centre d’entraide Racine-Lavoie
  35. Centre de F.A.M. des Moulins
  36. Centre de femmes Avec des Elles
  37. Centre des femmes italiennes de Montréal
  38. Centre de Femmes du Témiscamingue
  39. Centre de femmes L’ERIGE
  40. Centre des femmes L'Essentielle
  41. Centre de femmes Marie-Dupuis
  42. Centre de femmes Mieux-Être de Jonquière Inc.
  43. Centre des femmes de la Basse-Ville de Québec
  44. Centre des femmes de la M.R.C. du Granit
  45. Centre des femmes de Montréal
  46. Centre des femmes de Saint-Laurent
  47. Centre des femmes d’ici et d’ailleurs
  48. Centre des femmes du Plateau Mont-Royal
  49. Centre des femmes du Témiscouata
  50. Centre d’information Communautaire de Saint-Hyacinthe
  51. Centre d’information de Références et de services inc.
  52. Centre Entre-Femmes
  53. Centre Femmes de Rimouski
  54. Centre-Femmes de Beauce
  55. Centre de ressources éducatives et communautaires pour adultes
  56. Club de recherche d’emploi Montréal Centre-Nord
  57. Coalition québécoise contre les ateliers de misère (CQCAM)
  58. Collectif pour le libre choix
  59. Collectif pour un Québec sans pauvreté
  60. Collectif régional Léa-Roback de Québec
  61. Collective des femmes de Nicolet et Région
  62. Comité Chômage de Montréal
  63. Comité d’action de Parc Extension
  64. Comité d’action des non-syndiqué-es de Trois-Rivières
  65. Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur
  66. Comité des Travailleurs Accidentés de L’Estrie
  67. Comité logement Beauharnois
  68. Comité logement d’aide aux locataires
  69. Comité logement de la Petite Patrie
  70. Comité logement de Rosemont
  71. Comité logement Trois-Rivières
  72. Concert’Action Lachine
  73. Conseil Central du Montréal Métropolitain – CSN
  74. Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail
  75. Conseil National des chômeurs et chômeuses
  76. Conseil québécois des gais et lesbiennes
  77. Corporation de Développement Communautaire de Memphrémagog
  78. CSQ- Centrale des syndicats du Québec
  79. Écho des femmes de la Petite-Patrie
  80. Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
  81. Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
  82. Fédération des employées et employés des services publics- CSN
  83. Fédération des femmes du Québec
  84. Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec- FTQ
  85. Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec- CSN
  86. Femmes du monde à Côté-des-Neiges
  87. Femmes en Mouvement
  88. FOHM
  89. FRAPRU
  90. Front commun des personnes assistées sociales du Québec
  91. Front de défense des non-syndiquéEs
  1. G.A.I.N.S
  2. GAIHST Le groupe d’aide et d’information sur le harcèlement sexuel au travail
  3. Illusion Emploi
  4. Jeunesse Ouvrière Chrétienne de Montréal
  5. La Jarnigoine centre d’alphabétisation de Villeray
  6. La Passerelle, Centre de femmes MRC Haut-Saint-François
  7. La petite maison de la Miséricorde
  8. L’Association des personnes handicapées visuelles de l’Estrie inc.
  9. L’Auberge communautaire du Sud-Ouest
  10. L’autre Parole (Collective de femmes chrétiennes et féministes)
  11. L’écluse des Laurentides
  12. L’ÉLAN-Calacs
  13. L’R des Centres de Femmes du Québec
  14. La Marie Debout, centre d’éducation des femmes
  15. La méridienne, maison d’hébergement pour femmes et enfants violence conjugale
  16. La rue des femmes
  17. La Traverse, maison d’accueil
  18. Le centre communautaire des femmes Sud-Asiatiques
  19. Les cuisines collectives de Francheville
  20. Loge M’entraide
  21. Logemen’occupe
  22. Maison de la Famille des Pays-d’en-Haut
  23. Maison de Femmes de Sept-Îles
  24. Maison pour femmes immigrantes
  25. MÉPACQ
  26. Migrante Québec
  27. Mission communautaire de Montréal
  28. Mouvement Action Chômage de Montréal
  29. Mouvement Action - Chômage de Trois-Rivières
  30. Mouvement action chômage de Saint-Hyacinthe
  31. Mouvement Action-Chômage des Chenaux
  32. Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE)
  33. Mouvement Personne D’Abord de St-Eustache
  34. Organisation populaire des droits sociaux de Valleyfield
  35. Organisation populaire des droits sociaux de la région de Montréal (OPDS-RM)
  36. PAIX 
  37. Parents-Branchés, Association de familles monoparentales et recomposées Lac-Saint-Jean Est
  38. PINAY - l'organisation des femmes philippines du Québec
  39. Point d’appui - Centre d’aide et de prévention des agressions à caractère sexuel de Rouyn-Noranda
  40. PNT non traditonnel
  41. Popir- Comité logement
  42. Projet Genèse
  43. Projet P.A.L.inc.
  44. Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec
  45. Regroupement des Femmes de la Côte-de-Gaspé
  46. Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale - Nationale
  47. Regroupement des femmes de la région de Matane
  48. Regroupement des Magasins-Partage de l'Île de Montréal
  49. Regroupement des organismes communautaires des Laurentides
  50. Regroupement des sans-emploi de Victoriaville
  51. Réseau québécois d’action pour la santé des femmes
  52. Réseau québécois de l’action communautaire autonome
  53. RESO
  54. SCFP- Section locale 2957
  55. SEP – Service d’Entraide Passerelle
  56. Service Alimentaire et d’aide budgétaire de Charlevoix - Est
  57. Service d'hébergement St-Denis
  58. SÉTUE UQÀM
  59. Solidarité populaire Estrie
  60. Solidarité St - Henri
  61. Solidarités Villeray
  62. Solutions Budget Plus de Sherbrooke
  63. Squat Basse-Ville
  64. Stella l’amie de Maimie
  65. Syndicat de la fonction publique du Québec
  66. Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQAM
  67. Syndicat des employé(e)s de magasins et de bureaux de la SAQ- CSN
  68. Syndicat des employé(e)s du CSSS de La Montagne – CSN
  69. Syndicat des employé-e-s de technique professionnelles et de bureau d’Hydro-Québec
  70. Syndicat des étudiant-e-s employé-e-s de l’UQAM
  71. Syndicat de l’enseignement de la Seigneurie-des-Milles-Îles
  72. Syndicat des professeurs du Cégep St-Laurent
  73. Syndicat des professeurs du Collège de Maisonneuve
  74. Syndicat du personnel enseignant du cégep de Sherbrooke-CSN
  75. Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’hôpital Sacré-Cœur de Montréal
  76. Table d’action contre l’appauvrissement de l’Estrie
  77. Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent
  78. Table de concertation du mouvement des femmes Centre-du-Québec
  79. Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie
  80. Table des groupes de femmes de Montréal
  81. Table ronde des OVEP de l’Estrie
  82. TROVEP de Montréal
  83. Un Mondalire
  84. UTTAM Union des travailleurs et travailleuses accidenté-e-s de Montréal


Merci également pour les appuis individuels ainsi qu'à tous ceux qui ont signé la pétition!

 

Carole Henry
Au bas de l’échelle
6839A, rue Drolet, bureau 305
Montréal, H2S 2T1
514-270-7863 poste 22

 

Mostafa Henaway
 Centre des travailleuses et des travailleurs immigrants
 4755, Van Horne, bureau 210
Montréal H3W 1H8
 514-342-2111

 

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